Bouh!

écrit le 19 fév 2010 dans la catégorie discographie

 

Bouh!
 
réalisation:  Jean rochard 
label:            Le Temps des Assassins
sortie:          8 février 2010
pays:            France, Canada
format:        CD / Wav. / mp3
disponible:   Microsillon / Fnac  / Amazon / iTunes
 
 

 

piste              titre                                                            durée
1 bouh ! 1 1.49
2 contre toi 2.43
3 les doigts de la honte 3.07
4 ni déesse ni maîtresse 3.09
5 j'oscille 4.08
6 crève 5.12
7 bouh ! 2 3.18
8 l'hymne à la vie  3.11
9 tout fout l'camp 4.49
10 je te con vit 3.17
11 les confessions de la poussière 3.10
12 bouh ! 3 0.20
13 aux larmes de ta mère 3.55
14 à boire 4.25
15 mieux vaut se taire (pour vous plaire) 3.40
16 bouh ! 4 1.57

interprétation :

Mathias Imbert, Frédéric Jean, Bruno Chevillon, Pablo Cueco, Janick Martin, Pascal Corriu, Klaus Blasquiz, Benoît Delbecq, Jacqueline Ultan, Michelle Kinney

quelques mots sur BOUH! : 

Comme faire peur gentiment à un enfant. Comme une mauvaise blague de grands. Comme on est tous des enfants, petits ou grands. Comme on peut pleurer à tout moment « bouh ! ».

Comme un écho au premier album, Débat de Boue qui a vu entrer il y a trois ans sur la scène chanson Imbert Imbert, fascinant iroquois au carquois empli de flèches brutes et tendres, perçant nos coeurs, réchauffant nos âmes un peu perdues.

Avec Bouh! , second opus et après le minimalisme de "Débat de Boue", Imbert Imbert étonne et bouleverse encore d'avantage : un album où le jazz et la chanson ont rarement été aussi intensément à l'unisson.

La richesse des compagnons musiciens est un écrin soyeux aux textes et mélodies de Mathias, sans jamais enfermer cette douceur acérée et unique. On retrouve la plume qui se balade sur les blessures d’un monde malade et les joies d’un môme qui aime. On retrouve les ballades comme des plumes qui bercent, frappent ou bousculent. La beauté du corps-à-corps contre toi, la gestion charnelle et poétique de l’absence je te con vit, l’anarchisme de l’aimée ou de l’aimer  ni déesse ni maîtresse : Imbert Imbert chante l’éternel sentiment avec une sensualité sourde et une trivialité lumineuse.

Contre tout. Cela pourrait être le mot d’ordre du constat social, condition humaine sur laquelle le chanteur jette un regard radicalement désenchanté. Contre tout mais pour la vie, celle qui fait se dresser les consciences et les peuples : Imbert Imbert enrage contre un système qui écrase les doigts de la honte, son pays qui file un tragique coton mieux vaut se taire (pour vous plaire).

Et le chanteur de traîner les godasses, sourire en coin, en poche un lance-pierres que n’aurait pas renié Renaud qu’il a écouté jadis en boucle. Qu’est-ce qu’on fait dans ce capharnaüm ? On se débrouille comme on peut, maître de rien. Alors j’oscille, l’hymne à la vie, épopée harmonique et point d’orgue, sommet médian de cet album luxuriant et intimiste à la fois, les confessions de la poussière, et la magnifique reprise de tout fout l’camp écrite par Raymond Asso et Juel, interprétée par Damia puis Piaf. Et puis bouh ! chanson-titre de l’album, déclinée en quatre chapitres, fil rouge d’un voyage en poésie-jazz, en intemporelle chanson réaliste. Imbert Imbert a la dent dure mais l'oeil résolument fraternel.

«Et si t’enlèves les godasses Le fut’ en cuir, la contrebasse, derrière le masque du chanteur Si tu fais « bouh ! », ça pleure.»

écouter :

Ici, vous pouvez écouter quelques morceaux de Bouh! , GRATUITEMENT et LÉGALEMENT. Si vous aimez, courez l'acheter, ça vous fera Bouh! et vous adorerez. N'hésitez pas à laisser un commentaire sur Bouh !. Pensez aussi à conseiller cette page à vos amis en la partageant sur facebook, myspace, twitter, etc. Par avance merci.

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